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Dérives sécuritaires et déni de citoyenneté font le lit de l’extrême droite et du fascisme au quotidien

Le cauchemar est en train de devenir réalité. Longtemps combattues par nos aîné·es, les idées d'extrême droite reviennent en force. 

Certes, le FN est devenu RN. Il y a eu un changement de propriétaire. La devanture a été refaite en lui donnant un aspect plus propre et rajeuni. Mais l’intérieur reste le même. Les idées nauséabondes sont les mêmes : racisme, exclusion, préférence pour les riches, antiféminisme, politique sécuritaire et asilaire… 

Le martèlement médiatique en faveur de l'extrême droite favorisé par des médias privés détenus par quelques milliardaires fait que certains se sentent légitimes pour défier la loi et banaliser dans le quotidien le dénigrement, l’insulte, l’ostracisme de nos voisins, nos collègues, nos parents qui n'ont pas la bonne couleur de peau ou la malchance de porter un prénom qui sonne pas "de souche".

A l’ère des réseaux sociaux, censés nous ouvrir sur le monde et sur la connaissance, certains agissent, décomplexés comme des abrutis. Nous ne sommes pas formés… nous sommes déformés, infantilisés et rendus individualistes. 

La désinformation permet de rendre fertile ce terreau de l’extrême droite et faire passer leurs idées en jouant sur le sentiment d’avoir peur. La peur de l’autre, la peur de la différence, la peur de la maladie psychiatrique... 

L’autre dérange. La différence dérange. Iel doit être emprisonné·e, caché·e, exclu·e de la société.  Parmis les personnes jugées "différentes", celles atteintes de troubles psychiques sont sous la pression du jugement de la vindicte populiste. 

 Depuis des décennies, sont appliquées des politiques libérales et de plus en plus liberticides touchant nos hôpitaux psychiatriques et structures sociales et médico-sociales.

Un cercle vicieux est à l'oeuvre sur lequel surfe l’extrême droite : moins de moyens financiers et moins de formations => moins de personnel, , fermetures de lits, fermetures d’unités d’hospitalisation, services de consultation archi-blindés, moins de lits d’aval pour les Urgences. La suite est attendue:

DES PERSONNES SOUFFRANT DE TROUBLES PSYCHIQUES, LIVRÉES À ELLES-MÊMES, VONT NOURRIR LES FAITS DIVERS.

Du pain béni pour l’extrême droite ! 

Un prétexte pour criminaliser les patients de psychiatrie et pour un retour à l’asilaire justifiant le tout sécuritaire. 

L’Hôpital psy est en danger.

Une expérience en huis clos avec un groupe d’étudiants en situation de prisonniers et un autre en situation de gardiens montre que ces derniers sans formation spécifique deviennent des bourreaux. 

On constate que depuis la fin du diplôme d’Infirmier·e de Secteur Psychiatrique (ISP) en 1992 et le départ massif de ces infirmier·es à la retraite depuis quelques années fait perdre leur expertise aux collectifs de travail déjà mis à mal par le manque de personnel et fait que les soignants sont de moins en moins disponibles pour le travail d'écoute et de lien humain qui est le leur.  

La réponse à l’énervement du/de la patient·e et au manque de soignant·es… l’injection, l’enfermement. 

Le/la patient·e est infantilisé·e, Iel est déshumanisé·e pour mieux le/la contrôler. eIl n’est plus un prénom, un nom, une personne. C’est un bed blocker. Iel bloque, gêne, encombre, "embolise". 

La réponse: les faire sortir. Mais pour où ? Pas de place en médico-social, CMP saturés, Urgences saturées, pas de lits d’hospitalisation…

L’Administration contrôle le soignant.

Afin d’avoir leurs financements, les Hôpitaux culpabilisent les soignant·es qui doivent coder sur ordinateur la justification de leur travail. Le symptôme est codé. Le/la soignant·e doit être au chevet de l’ordinateur plus qu’au chevet de la personne. Le/la malade est un numéro, une page écran, un clic… 

LA RÉPONSE : PLUS DE BLOUSES BLANCHES, PLUS DE FORMATION. METTRE DE L’HUMAIN POUR ACCOMPAGNER L’HUMAIN EN DÉTRESSE.